Un café à Uratakao, la veille des pluies
Le tsuyu était annoncé pour le lendemain. Avant des semaines de ciel bas, je suis allé du côté de Takao, dans une vieille maison où deux artisans s'occupaient des bonsaïs.
Le tsuyu, la saison des pluies, était annoncé pour le lendemain. Quand ça s'installe, c'est plusieurs semaines de ciel bas et d'humidité, alors je suis sorti profiter des derniers rayons et du ciel bleu pendant qu'il restait là.
Je suis allé du côté d'Uratakao. Si vous ne connaissez pas, c'est l'arrière du mont Takao, à l'ouest de Hachioji : on dépasse la gare et la montagne pleine de monde, et derrière il reste une vallée calme, presque la campagne. J'y vais assez souvent avec un ami japonais que je connais depuis longtemps.
Il y a là une vieille bâtisse en bois avec un café et un coin bonsaïs. Ce jour-là, deux artisans étaient en plein travail, accroupis dans le jardin, à s'occuper des arbres et des pots. J'aime bien ces moments où les gens sont pris par leur affaire et ne font pas attention à vous.
À l'intérieur, la maison a gardé sa déco traditionnelle avec le tokonoma, le rouleau accroché, une plante posée sur son support.

Je vous présente Hideki, un ami et un mentor. Il est photographe professionnel depuis plus de 30 ans, un puits de connaissances ! J'apprends quelque chose de lui à chaque fois qu'on se voit.

Juste à côté de nous, des artisans travaillaient sur les bonsaïs et les plantes d'extérieur.


Et j'en profite pour vous montrer à quoi ça ressemble de l'extérieur, depuis le jardin de bonsaïs.

J'y retournerai avant la fin de l'année, au moyen format cette fois, pour prendre le temps sur les bonsaïs et l'intérieur de la maison.